L’enquête de l’EIA (l’Environmental Investigation Agency), en collaboration avec le Centre d’analyse de la criminalité climatique (CCCA), identifie des entreprises européennes parmi les importateurs de bois illégal.
📍 ʺL’étude s’est concentrée sur l’État du Pará, dans le nord du Brésil, et le rapport identifie environ 19 scieries, 16 exportateurs brésiliens et 30 importateurs nord-américains et européens dans les chaînes d’approvisionnement en question.ʺ
➡️ Voir dans le rapport les entreprises citées : 4 exportateurs du Brésil, 4 importateurs USA , 7 importateurs européens (dont 3 entreprises françaises).
📍 « Ils [les entreprises] n’ont pas fait suffisamment de diligence raisonnée pour éliminer le risque de l’origine illégale du bois qu’ils ont importé afin de se conformer à la législation de l’Union européenne [RBUE], qui interdit l’importation de bois illégal » (un des auteurs du rapport publié, Christopher Moye, dans des déclarations à l’agence de presse Lusa).
📍 Quelles essences ? Ipê, Itaúba, Cumaru, Maçaranduba.
📍 ʺL’EIA a l’intention de déposer une plainte auprès des « autorités compétentes en Europe, y compris au Portugal, pour enquêter sur les entreprises [importatrices] et voir quel type de diligence raisonnée elles ont exercé à l’égard des fournisseurs concernésʺ.
🤔❓ Quel lien avec PEFC ?
Un exemple de ʺpréoccupations fondéesʺ (norme PEFC en CoC, Annexe 1, exigence 4) qui peut conclure à un ʺrisque significatifʺ de ʺsources controverséesʺ et la non mise sur le marché des produits bois issus de cette source (exigence 6).
🤔❓ Quel lien avec le RDUE ?
➜ L’application des exigences du RDUE et leurs contrôles par les autorités compétentes (en fonction du niveau de risque du pays d’origine) seront plus exigeants que le RBUE.
➜ Voir article 31 sur la protection des lanceurs d’alerte et les mesures des autorités compétentes afin d’empêcher la mise sur le marché des produits identifiés.
Source : rapport et communiqué de presse EIA, article RTP, article Portugal Resident.